Automatisation de la chaîne d’assemblage
09-11-2006 : Automatisation de la chaîne d’assemblage, Brabants Dagblad

"L’automatisation constitue la réponse à la concurrence chinoise"
Jessica van Geel

Brabants Dagblad, Jeudi 9 novembre 2006 -
Un poudrier doré dans le combat contre la concurrence chinoise. Ou plutôt, un compact bronzing pearls en provenance de Waalwijk, à un prix raisonnable grâce à l’automatisation complète de l’assemblage. « Nous nous distinguons par nos robots », confie le directeur Jan van Cromvoirt de la société de moulage par injection Aarts Plastics B.V. implantée à Waalwijk.

Avec une trentaine de machines de moulage par injection, quarante membres du personnel et huit employés intérimaires, Aarts Plastics fabrique des produits pour divers secteurs de l’industrie : les cosmétiques, l’industrie alimentaire, le secteur pharmaceutique et l’industrie technique. L’assortiment s’étend de bouchons pour les flacons du parfumeur Van Gils, aux barquettes pour fromage à tartiner d’Eru, en passant par des raccords d’angles en matière plastique pour des plinthes. L’entreprise affiche une croissance annuelle moyenne de quinze pour cent de son chiffre d’affaires.

Une grande partie de la production est déjà automatisée. « Cela va de soi », déclare Van Cromvoirt, qui dirige l’entreprise depuis plus de  vingt-et-un an. « Nous dessinons des produits et des moules sur l’ordinateur et nous fabriquons les moules par l’intermédiaire de centres d’usinages à commande numérique. Et lorsque les produits sortent des machines de moulage par injection, ils sont en grande partie emballés par des robots commandés par ordinateur."

Pourtant, le dernier maillon du processus – l’assemblage a pu être amélioré pour certains produits. C’est le cas du poudrier doré d’Oriflame par exemple, une sorte de Tupperware pour produits cosmétiques, qui a surtout du succès en Europe de l’est. Pour ce poudrier doré, Aarts Plastics a conçu une table automatisée spéciale. Après l’application au pistolet de la peinture dorée sur les poudriers, des robots se chargent du reste de l’assemblage. Ils collent le miroir dans le couvercle, impriment le logo, encastrent le couvercle sur la base et y insèrent deux petits pivots de charnières. À chaque intervalle de deux secondes et demi, un bras robotisé enlève un poudrier fini de la table. 1,4 millions d’exemplaires ont été produits cette année et 2,5 millions sont prévus pour l’année prochaine. « Normalement, six personnes devraient être employées sur cette ligne de production. Je ne connais pas d’autre entreprise dans le secteur des cosmétiques qui soit allée aussi loin dans le domaine de l’automatisation. Et nous voulons justement aller toujours plus loin. Mais cela représente aussi un risque. La programmation des robots coûte beaucoup de temps et d’argent. De plus, si cela conduit à réaliser une économie de personnel, cela crée en même temps un besoin de personnel spécialisé. »

Van Cromvoirt ne voit donc pas l’automatisation comme un concurrent de la main d’œuvre. « Nous employons maintenant des personnes que nous n’aurions autrement pas besoin, si le travail était délocalisé en Chine. » La sous-traitance d’une partie de la production en Chine n’est pas à l’ordre du jour. 

« Il faut d’abord se demander si l'on souhaite que des gens travaillent pour nous là-bas. Les conditions de travail y sont souvent mauvaises. » S’ajoute à cela le fait que « nous livrons des produits avec une valeur ajoutée. Nous n'envisageons pas de nous lancer dans la fabrication de bouchons de bouteilles d’eau, par exemple. Et c’est justement ce savoir-faire spécialisé qui n'est pas toujours représenté en Chine. »

Les robots n'ont pas grand-chose en commun avec les talons en bois pour chaussures de femmes avec lesquels le fondateur Louis Aarts a commencé son activité en 1943. En 1960, l’entreprise est passée à la production de talons en matière plastique, pour quitter finalement dix ans plus tard l’industrie de la chaussure, alors en déclin. Aarts Plastics s’est ensuite consacré au matériel d’emballage plastique destiné notamment aux pharmacies. Sous une direction composée de trois personnes - Jan van Cromvoirt, Piet van Cromvoirt (son frêre) et Jan-Bert Aarts (fils de Louis) - Aarts Plastics a élargi son champs d’activité à d’autres secteurs.

« L’industrie des cosmétiques est aujourd’hui notre principal client, mais nous ne travaillons que depuis neuf ans pour ce secteur. Cela est surtout dû au fait que nous fabriquons nos couleurs nous-même. Nous voulons nous positionner en tant que spécialiste et ce sont ces différentes branches de la production qui font notre force. Nous savons par exemple quelle peut être l’influence du plastique sur le fromage, ou comment éviter que le bouchon d’une bouteille de parfum ne se fende. Et nous savons aussi à quoi doit ressembler un joli poudrier doré. Toutes les personnes qui travaillent chez nous avec les couleurs sont préalablement soumises à de tests visant à déceler un éventuel daltonisme. »
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